Ouvrir un restaurant : nos meilleurs conseils pour réussir

20/1/2022

Pour poser les bases solides de votre projet d'ouverture d'un restaurant, un minimum de connaissances est nécessaire. Dans cet article, Joy vous explique les phases principales ainsi que les règles administratives à maîtriser pour devenir un·e restaurateur·rice à succès.

Comment ouvrir un restaurant en 2022 ? Les étapes indispensables


Le choix du concept

Le secteur de la restauration est très concurrentiel. Proposer une offre originale, un thème pour votre restaurant vous permettra de vous démarquer des autres offres. La qualité de vos plats, votre personnalité et votre sens de l'accueil apporteront son identité à votre établissement.

Le secteur géographique et le local

Le choix de l'emplacement est primordial pour assurer une bonne visibilité de votre restaurant et l'accessibilité à votre clientèle. Le local doit être adapté à l'aménagement d'une activité de restauration : cuisine et zone de stockage des denrées avec partie réfrigérée, espace d'accueil et salle de réception, sanitaires.

L'étude de marché

L'analyse du marché est indispensable pour identifier la concurrence et déceler les attentes de la clientèle qui gravite dans la zone géographique de votre future affaire. Vous pourrez ainsi vous positionner et vous démarquer des offres déjà existantes.

Le financement

Concernant la partie budget, que vous décidiez d'utiliser vos économies ou que votre investissement s'effectue sans apport, définir des prévisions financières est indispensable. La budgétisation de votre projet vous permet de garder en tête les différents coûts inhérents au fonds de commerce du restaurant, aux aménagements, aux investissements matériels ainsi que les frais de fonctionnement (personnel, énergie...). L'entrepreneur·se doit présenter aux banques un projet solide. Ouvrir un restaurant sans apport s'avère également envisageable grâce notamment aux aides de l'État et diverses subventions. Le·la propriétaire d'un restaurant est assujetti·e à de nombreuses taxes et impôts qu'il convient aussi de budgétiser.

Le statut juridique

Une activité de restauration est envisageable sous différentes formes : SARL, EURL, SAS ou encore en tant qu'auto-entrepreneur·se. La franchise peut également être un bon moyen de bénéficier de l'appui et des conseils d'une enseigne connue.

Les normes à respecter dans le secteur de la restauration


En tant qu'établissement recevant du public, un restaurant est soumis à de nombreuses normes en matière de prévention des risques. Elle doit notamment répondre à la réglementation imposée au secteur de la restauration et concerne les problématiques suivantes :

Les normes sanitaires

Le restaurant doit disposer de locaux propres et de matériel nettoyé régulièrement au moyen de produits conformes aux règles d'hygiène alimentaire (voir les règles d'hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires). Il est impératif que la chaîne du froid soit respectée afin de prémunir la clientèle contre toute contamination alimentaire. Un registre doit être tenu à disposition des services vétérinaires et des inspecteurs de la répression des fraudes. Les dates de péremption doivent figurer sur tous les emballages afin de préserver la qualité des denrées et faciliter le contrôle par les organismes d'hygiène. Tout manquement du·de la restaurateur·rice à la conformité relative aux normes françaises du Code de la Santé Publique peut faire l'objet d'un avertissement et conduire dans les cas les plus graves à la fermeture administrative de l'établissement.

La sécurité

L'hygiène et la sécurité constituent des points cruciaux en matière d'obligations d'un restaurateur, en voici les principales caractéristiques :

  • L'accès aux personnes handicapées doit être facilité,
  • Les normes en matière d'incendie doivent être respectées : présence de dispositif d'extinction en quantité suffisante notamment dans les cuisines,
  • La prévention des risques électriques,
  • La ventilation et l'aération des locaux,
  • Les consignes de sécurité doivent être affichées et visibles par tous.

Afin de remédier à tout incident et préserver votre activité, une assurance professionnelle est obligatoire.


Affichages obligatoires et formalités administratives ?


À l'extérieur

Avant de pénétrer dans l'établissement, le·la client·e doit pouvoir consulter :

  • Les jours et les horaires des différents services,
  • Les menus, les plats à la carte ainsi que les boissons proposées par le restaurant doivent être clairement détaillées de même que leurs quantités et leurs prix,
  • La licence doit également être affichée à l'entrée du restaurant.

À l'intérieur

  • La signalisation en matière de sécurité : issue de secours, accès aux sanitaires,
  • Interdiction de fumer, protection des mineurs, respect des règles sanitaires en vigueur,
  • Affichage de la licence,
  • Affichage de l'origine des viandes bovines qui doit être visible par la clientèle. Elle porte mention du lieu de naissance, d'élevage et d'abattage de l'animal.


Les différentes licences

Si aucun diplôme n'est exigé pour devenir restaurateur·rice, l'obtention des autorisations suivantes reste exigée.

La licence restaurant

Une formation pour ouvrir un restaurant est obligatoire. D'une durée de 1 à 2 jours et demi, celle-ci permet d'effectuer la déclaration préalable de restaurant (cf fiche CERFA 11542*05) en vue de l'octroi du permis d'exploitation pour une période de 10 ans.

La licence IV

Elle doit être affichée à l'extérieur du restaurant. La licence IV autorise l'établissement à servir de l'alcool et tout en interdisant son usage aux mineur·e·s.

En conclusion, pour assurer votre succès en tant que restaurateur, vous devez bien réfléchir à votre projet et effectuer de nombreuses démarches. Joy vous accompagne durant tout votre parcours pour la réussite de votre projet.

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